Elle était seule, seule dans sa tete, mais la pièce, elle, elle était bondée de personnes, toutes plus excentriques les unes que les autres, plus imbue de leur personne les unes que les autres. En temps normal elle aurait adorée les regarder, les contempler, chacun étant un modèle d'individualisme extrème. Mais pas ce soir. Ce soir, toute cette foule l'écoeurait, elle se sentait opprésée. Trop de monde, trop de rires, trop de bruits, trop de trop. Elle se tenait debout, bouteille de Chartreuse à la main, devant la grande vitre qui séparait le salon bruyant du jardin calme &frais, sous une fine pluie de nuit. "Comme si chaque étoiles pleuraient ma peine.." pensa-t-elle. Elle ouvrit le porte-fenetre & rejoignit le silence de la nuit. La vitre étouffait le vacarme de la maison surpeuplée pour la soirée. La pluie était si fine, et meme à travers les nuages, on pouvait voir la lune, si brillante, règnant dans la nuit noire, reine parmis les étoiles courtisanes. Elle s'effoncait dans le jardin, quitta la terrasse, et s'allongea dans l'herbe décorées de perles de pluie.. L'humiditée du sol ne la gena pas le moins du monde. Elle contemplait le ciel en portant de temps à autres la bouteille verte à ses lèvres. "Le ciel, la seule chose qui nous unis, d'où que nous soyons, ils nous suffit de lever nos yeux vers les étoiles pour nous sentir plus proches l'un de l'autre. Car où que nous soyons le ciel est le meme. Quand je regarde le ciel, tu vois la meme chose que moi.. Quand je regarde le ciel, je prie la lune d'argent de veiller sur vous, sur la nuit présente, sur toutes vos nuits à venir, si sombres soient-elles.." Une goutte coula sur ses joues. La pluie où des larmes? Ce soir elle reverait ses souvenirs en reves, douleureux mais indélébiles, meme malgrès tout ce temps qui avait passé, elle ne pouvait oublier... [...]
